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Prévention Risques Professionnels : quelles sont les obligations de l'employeur ?
Prévention Risques Professionnels : quelles sont les obligations de l'employeur ?

Quelles seront demain les certifications professionnelles dans la Sécurité Privée ?

par | 4 février 2019 9:14

La « loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel » influencera-elle la certification des professionnels de la sécurité privée ? Comment les compétences ou la capabilité d’un professionnel de la sécurité privée sera-t-elle évaluée demain ? Acte1 Formation suit avec beaucoup d’attention la conjugaison des effets de la « loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel » avec ceux de l’évolution du Code de Sécurité Intérieure.

La nouvelle nomenclature définie par le décret du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles et l’arrêté du 8 janvier 2019 fixant les critères associés aux niveaux de qualification du cadre national des certifications professionnelles sonne le glas de la nomenclature de 1969.

Pourquoi modifier le « classement » des certifications professionnelles ?

Acte1 formation rappelle que cette nouvelle nomenclature vise deux objectifs :

  • Le premier est de donner une base réglementaire à la nomenclature actuelle (dite «nomenclature de 1969 ») fixée par les travaux de la Commission statistique nationale de la formation professionnelle et de la promotion sociale et approuvée par le groupe permanent de la formation professionnelle et de la promotion sociale par une décision du 21 mars 1969 (les diplômes et titres à finalité professionnelle sont enregistrés au RNCP selon cette nomenclature en vertu de l’article R. 335-13 du code de l’éducation)
  • La deuxième est d’aligner la nomenclature française sur celle du cadre européen des certifications (CEC) défini par la recommandation du conseil du 22 mai 2017. Si la commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) affiche aujourd’hui les niveaux de qualification des systèmes français et européen pour chaque certification professionnelle enregistrée au RNCP, permettant ainsi la correspondance entre la nomenclature de 1969 et le cadre européen des certifications, la comparabilité des deux systèmes n’est toutefois pas totale. La nomenclature européenne repose sur huit niveaux, celle de 1969 seulement sur cinq. La correspondance n’est donc pas complète : les niveaux les plus bas du cadre européen des certifications (niveaux 1 et 2) n’ont pas d’équivalent dans le système français (pas de niveau « infra V »), de même que le niveau le plus élevé (niveau 8). Le projet de décret et le projet d’arrêté qui le complète remédient à ce défaut de lisibilité et faciliteront les comparaisons avec les certifications des pays de l’Union européenne.

Ce classement doit être effectué, au plus tard le 1er janvier 2020, par les ministères certificateurs pour les diplômes ou titres à finalité́ professionnelle enregistrés de droit au répertoire national des certifications professionnelles et par France compétences pour les titres à finalité́ professionnelle enregistrés sur demande au sein du même répertoire.

Comment sera classifiée demain votre certification ?

Le décret du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles précise l’« équivalence » des titres et diplômes.

Nomenclature approuvée le 21 mars 1969
par le groupe permanent de la formation professionnelle
et de la promotion sociale
Cadre national
des certifications professionnelles
Niveau VNiveau 3
Niveau IVNiveau 4
Niveau IIINiveau 5
Niveau IINiveau 6

Quels critères valoriseront demain la certification d’un professionnel de la sécurité privée ?

L’arrêté du 8 janvier 2019 fixant les critères associés aux niveaux de qualification du cadre national des certifications professionnelles apportent, sous la forme d’un tableau, des précisions sur la méthode mais pas sur la manière de pondérer les niveaux ou de les appliquer à des secteurs d’activité particuliers.

NIVEAUSAVOIRSSAVOIR FAIRERESPONSABILITÉ ET AUTONOMIE
Le descripteur concerne la progression dans les connaissances pour exercer les activités professionnelles du niveau (les processus, les matériaux, la terminologie relative à un ou plusieurs champs ainsi que des connaissances théoriques)Le descripteur concerne la progression : – de la complexité et de la technicité d’une tâche, d’une activité dans un processus – du niveau de maîtrise de l’activité professionnelle – de la mobilisation d’une gamme d’aptitudes cognitives et pratiques – du savoir-faire dans le domaine de la communication et des relations interpersonnelles, dans le contexte professionnel – de la capacité à transmettre des savoir-faireLe descripteur concerne la progression dans les domaines suivants : – l’organisation du travail – la réaction face à l’aléa – l’appréhension de la complexité de l’environnement – la compréhension d’interactions avec des activités d’autres champs professionnels, permettant d’organiser son propre travail, de le corriger ou de donner des indications à du personnel encadré – la participation au travail collectif – le niveau d’encadrement
1
2Connaissances générales de base et connaissances générales propres à un champ d’activité.Effectuer des activités simples et résoudre des problèmes courants à l’aide de règles et d’outils simples en mobilisant quelques savoir-faire professionnels dans un contexte structuré.Travailler sous supervision, avec un degré restreint d’autonomie. Rendre compte de sa contribution au collectif de travail.
3Connaissances couvrant des faits, principes, processus et concepts généraux, dans un champ d’activité déterminé.Effectuer des activités et résoudre des problèmes en sélectionnant et appliquant des méthodes, outils, matériels et informations de base, dans un contexte connuOrganiser son travail dans un environnement généralement stable. Adapter les moyens d’exécution et son comportement aux circonstances. Évaluer sa contribution dans le collectif de travail.
4Large gamme de connaissances pratiques et théoriques en lien avec le champ professionnel considéré.Effectuer des activités nécessitant de mobiliser un éventail large d’aptitudes. Être capable d’adapter des solutions existantes pour résoudre des problèmes précis.Organiser son travail de manière autonome dans des contextes généralement prévisibles mais susceptibles de changer. Prendre en compte les interactions avec les activités connexes. Participer à l’évaluation des activités.
5Connaissances spécialisées et approfondies, régulièrement actualisées.Maitriser des savoir-faire dans un champ d’activité dont les limites sont connues, pour concevoir des solutions à des problèmes nouveaux. Analyser et interpréter des informations, en mobilisant des concepts. Transmettre le savoir-faire et des méthodes.Prendre des initiatives pour gérer des projets ou accomplir des activités dans un contexte imprévu. Encadrer une équipe. Gérer une unité. Autoévaluer ses propres performances.
6Connaissances avancées dans un champ professionnel. Compréhension critique de théories et de principes.Analyser et résoudre des problèmes complexes imprévus dans un domaine spécifique. Dégager des solutions et les argumenter. Collaborer avec des experts. Capitaliser et formaliser des savoir-faire et des méthodes.Organiser son travail dans des environnements complexes et changeants. Concevoir et organiser des processus de travail. Développer les compétences individuelles et collectives de son équipe.
7Connaissances hautement spécialisées, dont certaines sont à l’avant-garde du savoir dans un domaine et sont à l’interface de plusieurs domaines de travail.Élaborer des stratégies alternatives pour le développement de l’activité. Piloter des groupes de travail dans des domaines interdisciplinaires ou spécialisés, le cas échéant dans un contexte multiculturel.Organiser et développer les activités en intégrant les problématiques, scientifiques, sociétales et éthiques. Initier et conduire des collaborations professionnelles. Superviser les travaux d’autrui. Gérer et transformer des contextes professionnels complexes. Évaluer les risques et les conséquences de son activité.
8Connaissances à l’avant-garde d’un domaine de travail ou d’études et à l’interface de plusieurs domaines.Identifier et résoudre des problèmes complexes et nouveaux impliquant une pluralité de domaines, en mobilisant les connaissances et les savoir-faire les plus avancés. Concevoir et piloter des projets et des processus de recherche et d’innovation. Apporter des contributions novatrices dans le cadre d’échanges de haut niveau, et dans des contextes internationaux.Gérer et piloter des organisations ou des groupes dans le cadre d’activités complexes ou interdisciplinaires. Gérer des situations complexes ayant pour conséquence de modifier les organisations de manière significative. Évaluer et anticiper les conséquences possibles dans les champs impactés.

Vous êtes titulaire d’un CQP certifié par la branche professionnelle Sécurité Privée. Comment sera-t-il pris en compte dans cette nouvelle nomenclature ?

Il est encore trop tôt pour le dire pour le CQP APS. Toutefois, il y a fort à parier que la branche Sécurité Privée agit, notamment pour rendre possible le financement de cette certification.

La « loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel » influencera-elle la certification des professionnels de la sécurité privée ? Comment les compétences ou la capabilité d’un professionnel de la sécurité privée sera-t-elle évaluée demain ? Acte1 Formation suit avec beaucoup d’attention la conjugaison des effets de la « loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel » avec ceux de l’évolution du Code de Sécurité Intérieure.

La nouvelle nomenclature définie par le décret du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles et l’arrêté du 8 janvier 2019 fixant les critères associés aux niveaux de qualification du cadre national des certifications professionnelles sonne le glas de la nomenclature de 1969.

Pourquoi modifier le « classement » des certifications professionnelles ?

Acte1 formation rappelle que cette nouvelle nomenclature vise deux objectifs :

  • Le premier est de donner une base réglementaire à la nomenclature actuelle (dite «nomenclature de 1969 ») fixée par les travaux de la Commission statistique nationale de la formation professionnelle et de la promotion sociale et approuvée par le groupe permanent de la formation professionnelle et de la promotion sociale par une décision du 21 mars 1969 (les diplômes et titres à finalité professionnelle sont enregistrés au RNCP selon cette nomenclature en vertu de l’article R. 335-13 du code de l’éducation)
  • La deuxième est d’aligner la nomenclature française sur celle du cadre européen des certifications (CEC) défini par la recommandation du conseil du 22 mai 2017. Si la commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) affiche aujourd’hui les niveaux de qualification des systèmes français et européen pour chaque certification professionnelle enregistrée au RNCP, permettant ainsi la correspondance entre la nomenclature de 1969 et le cadre européen des certifications, la comparabilité des deux systèmes n’est toutefois pas totale. La nomenclature européenne repose sur huit niveaux, celle de 1969 seulement sur cinq. La correspondance n’est donc pas complète : les niveaux les plus bas du cadre européen des certifications (niveaux 1 et 2) n’ont pas d’équivalent dans le système français (pas de niveau « infra V »), de même que le niveau le plus élevé (niveau 8). Le projet de décret et le projet d’arrêté qui le complète remédient à ce défaut de lisibilité et faciliteront les comparaisons avec les certifications des pays de l’Union européenne.

Ce classement doit être effectué, au plus tard le 1er janvier 2020, par les ministères certificateurs pour les diplômes ou titres à finalité́ professionnelle enregistrés de droit au répertoire national des certifications professionnelles et par France compétences pour les titres à finalité́ professionnelle enregistrés sur demande au sein du même répertoire.

Comment sera classifiée demain votre certification ?

Le décret du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles précise l’« équivalence » des titres et diplômes.

Nomenclature approuvée le 21 mars 1969
par le groupe permanent de la formation professionnelle
et de la promotion sociale
Cadre national
des certifications professionnelles
Niveau VNiveau 3
Niveau IVNiveau 4
Niveau IIINiveau 5
Niveau IINiveau 6

Quels critères valoriseront demain la certification d’un professionnel de la sécurité privée ?

L’arrêté du 8 janvier 2019 fixant les critères associés aux niveaux de qualification du cadre national des certifications professionnelles apportent, sous la forme d’un tableau, des précisions sur la méthode mais pas sur la manière de pondérer les niveaux ou de les appliquer à des secteurs d’activité particuliers.

LEGENDE

NIVEAUSAVOIRSSAVOIR FAIRERESPONSABILITÉ ET AUTONOMIE
 Le descripteur concerne la progression dans les connaissances pour exercer les activités professionnelles du niveau (les processus, les matériaux, la terminologie relative à un ou plusieurs champs ainsi que des connaissances théoriques)Le descripteur concerne la progression : – de la complexité et de la technicité d’une tâche, d’une activité dans un processus – du niveau de maîtrise de l’activité professionnelle – de la mobilisation d’une gamme d’aptitudes cognitives et pratiques – du savoir-faire dans le domaine de la communication et des relations interpersonnelles, dans le contexte professionnel – de la capacité à transmettre des savoir-faireLe descripteur concerne la progression dans les domaines suivants : – l’organisation du travail – la réaction face à l’aléa – l’appréhension de la complexité de l’environnement – la compréhension d’interactions avec des activités d’autres champs professionnels, permettant d’organiser son propre travail, de le corriger ou de donner des indications à du personnel encadré – la participation au travail collectif – le niveau d’encadrement
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2Connaissances générales de base et connaissances générales propres à un champ d’activité.Effectuer des activités simples et résoudre des problèmes courants à l’aide de règles et d’outils simples en mobilisant quelques savoir-faire professionnels dans un contexte structuré.Travailler sous supervision, avec un degré restreint d’autonomie. Rendre compte de sa contribution au collectif de travail.
3Connaissances couvrant des faits, principes, processus et concepts généraux, dans un champ d’activité déterminé.Effectuer des activités et résoudre des problèmes en sélectionnant et appliquant des méthodes, outils, matériels et informations de base, dans un contexte connuOrganiser son travail dans un environnement généralement stable. Adapter les moyens d’exécution et son comportement aux circonstances. Évaluer sa contribution dans le collectif de travail.
4Large gamme de connaissances pratiques et théoriques en lien avec le champ professionnel considéré.Effectuer des activités nécessitant de mobiliser un éventail large d’aptitudes. Être capable d’adapter des solutions existantes pour résoudre des problèmes précis.Organiser son travail de manière autonome dans des contextes généralement prévisibles mais susceptibles de changer. Prendre en compte les interactions avec les activités connexes. Participer à l’évaluation des activités.
5Connaissances spécialisées et approfondies, régulièrement actualisées.Maitriser des savoir-faire dans un champ d’activité dont les limites sont connues, pour concevoir des solutions à des problèmes nouveaux. Analyser et interpréter des informations, en mobilisant des concepts. Transmettre le savoir-faire et des méthodes.Prendre des initiatives pour gérer des projets ou accomplir des activités dans un contexte imprévu. Encadrer une équipe. Gérer une unité. Autoévaluer ses propres performances.
6Connaissances avancées dans un champ professionnel. Compréhension critique de théories et de principes.Analyser et résoudre des problèmes complexes imprévus dans un domaine spécifique. Dégager des solutions et les argumenter. Collaborer avec des experts. Capitaliser et formaliser des savoir-faire et des méthodes.Organiser son travail dans des environnements complexes et changeants. Concevoir et organiser des processus de travail. Développer les compétences individuelles et collectives de son équipe.
7Connaissances hautement spécialisées, dont certaines sont à l’avant-garde du savoir dans un domaine et sont à l’interface de plusieurs domaines de travail.Élaborer des stratégies alternatives pour le développement de l’activité. Piloter des groupes de travail dans des domaines interdisciplinaires ou spécialisés, le cas échéant dans un contexte multiculturel.Organiser et développer les activités en intégrant les problématiques, scientifiques, sociétales et éthiques. Initier et conduire des collaborations professionnelles. Superviser les travaux d’autrui. Gérer et transformer des contextes professionnels complexes. Évaluer les risques et les conséquences de son activité.
8Connaissances à l’avant-garde d’un domaine de travail ou d’études et à l’interface de plusieurs domaines.Identifier et résoudre des problèmes complexes et nouveaux impliquant une pluralité de domaines, en mobilisant les connaissances et les savoir-faire les plus avancés. Concevoir et piloter des projets et des processus de recherche et d’innovation. Apporter des contributions novatrices dans le cadre d’échanges de haut niveau, et dans des contextes internationaux.Gérer et piloter des organisations ou des groupes dans le cadre d’activités complexes ou interdisciplinaires. Gérer des situations complexes ayant pour conséquence de modifier les organisations de manière significative. Évaluer et anticiper les conséquences possibles dans les champs impactés.

Vous êtes titulaire d’un CQP certifié par la branche professionnelle Sécurité Privée. Comment sera-t-il pris en compte dans cette nouvelle nomenclature ?

Il est encore trop tôt pour le dire pour le CQP APS. Toutefois, il y a fort à parier que la branche Sécurité Privée agit, notamment pour rendre possible le financement de cette certification.

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